
Vue de Paris depuis le troisième étage de la Tour Eiffel,
© Blue Lion (2012)
Troisième étage
Des personnages de cire reconstituent la scène dans laquelle Edison offre un exemplaire de son phonographe à Eiffel en présence de la fille de ce dernier, Claire (elle avait épousé, bien sûr, un ingénieur X-Mines, André Salles, qui devint le collaborateur de son père). Edison était à l’Expo de 89 pour présenter son appareil… et voir la tour Eiffel.

Levin C. Handy
Thomas Edison et l'un de ses phonographes (1877),
(Brady-Handy Photograph Collection, Library of Congress)
Le 14 août, à 9 heures du matin, il y grimpe pour tomber sur… les Sioux du spectacle de Buffalo Bill; Gustave Eiffel n’est pas là, il prend les eaux à Évian. Quand il apprend qu’il a raté l’inventeur américain, il se hâte de lui faire tenir une invitation à déjeuner pour le 10 septembre, au Brébant, l’un des quatre restaurant du 1er étage de la Tour, celui côté Champ-de-Mars. Thomas Edison s’y rend avec son épouse, Mina, et leur fille, Dot ; on monte ensuite prendre le café à l’appartement privé du 3ème étage. Gustave Eiffel ayant repéré Charles Gounod à une table voisine le prie de se joindre à eux. Il y a même un piano à 300 mètres, et Gounod se met au clavier…

Le pianiste Charles Gounod,
(Projet Gutenberg, Wikipedia)
S’il y a un piano, c’est qu’il y a vite eu un moyen plus commode de l’y hisser que les escaliers. Léon Edoux avait présenté le premier ascenseur, - il est l’inventeur du mot -, à l’Exposition de 1867. Il a réalisé pour la tour Eiffel un ascenseur double à deux cabines s’équilibrant, qui relie le 2e étage au sommet et qui restera en service jusqu’en 1983 ; c’était alors le doyen des ascenseurs. Les ascenseurs Roux-Combaluzier et Otis, qui démarraient au rez-de-chaussée, avaient été remplacés dès l’Exposition de 1900.

Neurdein frères,
Exposition universelle, Paris 1889, La tour Eiffel, Ascenseur Roux, Combaluzier et Lepape,
(Paris, B.N.F)
Dans sa tour et autour, Gustave Eiffel multiplie les expériences : météorologie, astronomie, physiologie, tout y passe. Et bientôt l’aérodynamisme, suite logique des problèmes de résistance au vent que posent les ponts métalliques, qu’a posés la Tour. En 1909, il installe à son pied une soufflerie où durant dix-huit mois il réalise plusieurs milliers d’essais : profils d'ailes et d'hélices, modèles réduits de voitures et d’avions. Quand la ville récupère le terrain, il transfère son « ventilateur aérodynamique » à Auteuil, au 67, rue Boileau, où il est toujours. Ayant fait retirer son nom de ses entreprises industrielles, Eiffel opte définitivement pour la révolution… technologique et scientifique.

Gustave Eiffel devant la soufflerie
Photo: Anonyme, Wikimedia

Coupe de la soufflerie Eiffel
Image: Wikimedia

Schéma de l'antenne de la Tour Eiffel, 1904
Image: anonyme, Wikimedia

Antenne de la Tour Eiffel, 1904
Photo: anonyme, Wikimedia

Station radiotélégraphique de la Tour Eiffel, 1904
Photo: anonyme, Wikimedia

Garde de station radiotélégraphique,
Photo: bain News Service, Library of Congress, Wikimedia

Gardes au pylon d'amarrage de mise en tension du câble d'antenne de la Tour Eiffel
Source: Library of Congress, Wikimedia
Vues depuis la Tour Eiffel

Vue de la Défense
© Blue Lion (2012)

L'Arc de Triomphe depuis la Tour Eiffel,
© Blue Lion (2012)

Le Trocadéro,
© Ibex (CC), Wikimedia

Vue du Palais de Tokyo,
© Blue Lion (2012)

Vue du Grand et Petit Palais
© Blue Lion (2012)

Vue de Montmartre et de la basilique du Sacre-Cœur,
© Blue Lion (2012)

Le jardin des Tuileries depuis la Tour Eiffel,
© Blue Lion (2012)

Vue du Louvre,
© Blue Lion (2012)

Panorama de Paris depuis la Tour Eiffel,
© Blue Lion (2012)

Vue du Musée du Quai Branly,
© Blue Lion (2012)

Vue des Invalides,
© Blue Lion (2012)

Vue du Champ-de-Mars
© Blue Lion (2012)

Vue de la Seine Photo: Sebastian Müller (CC), Wikimedia